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Le Clin d’Oeil de Sophie

Le Clin d'Oeil de Sophie

Ces petits détails qui nous gâchent (un peu) la vie !

Avez-vous remarqué que, souvent, ce sont de tous petits détails qui viennent transformer des gestes pourtant bien anodins en moment de véritable calvaire ?

Prenons le rouleau de papier aluminium neuf que vous devez ouvrir pour recouvrir un plat que vous venez juste de concocter. Cela paraît bien anodin ! Et pourtant … Essayez donc de décoller la petite languette qui maintient le rouleau sans déchirer ledit papier aluminium ! Le plus souvent après vous être courageusement débattue, vous êtes obligée de jeter d’emblée au moins les 50 premiers centimètre de ce rouleau de papier tout neuf !

Parlons maintenant des étiquettes de prix.

Vous venez d’acheter par exemple un objet décoratif. Mais au beau milieu trône une étiquette blanche disgracieuse indiquant le prix. Et là, enlever cette étiquette devient tout simplement une galère ! Vous essayez d’abord de la décoller en grattouillant un peu pour soulever le bord. Mais non ! La plupart du temps, seule la couche supérieure de l’étiquette se laisse décoller facilement. Il reste alors une sous-couche, bien résistante, que vous devez soit gratter avec force, au risque de vous casser un ongle ou de rayer l’objet, soit immerger sous de l’eau brûlante au risque de vous ébouillanter …

Que dire de la grande spécialité des magasins de DVD qui consiste à coller l’étiquette de prix pile poil au niveau de ce qui vous intéresse à priori le plus avant d’acheter un film : le synopsis ! Vous prenez alors un autre DVD puis un autre afin d’essayer d’entrapercevoir ce fameux résumé. Mais non ! L’étiquette est à chaque fois bien là, collée sur l’emballage en plastique, à l’endroit stratégique …

Un autre grand classique du genre : ouvrir une bouteille munie d’un bouchon sécurité ! Il est évidemment important d’éviter que certains produits potentiellement dangereux ne soient accessibles à nos chères têtes blondes. Mais pour autant, faut-il vraiment que l’ouverture soit difficile au point de risquer à tout moment de renverser ledit produit dangereux, dans le meilleur des cas par terre et dans le pire des cas, sur vous ? Au-delà du temps et des efforts requis pour dévisser un simple bouchon, ceci va à l’encontre du principe même de sécurité !

A l’ère de tous ces progrès technologiques, pourquoi tous ces petits détails insignifiants continuent-ils à venir nous gâcher ces moments du quotidien ?

Probablement parce que « ce n’est pas si simple que ça, d’être simple » – Pierre Reverdy.

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Une relation d’amour

Qui est capable de vous aimer de manière inconditionnelle, sans aucun jugement, sans aucune critique, d’une manière quasi absolue ? Qui chaque jour vous regarde avec des yeux emplis d’amour, guettant chacun de vos mouvements, accompagnant chacun de vos pas ? Qui vous exprime systématiquement et avec force sa joie de vous revoir, même si cela ne fait que quelques heures qu’il ne vous a pas vu? Le seul être au monde capable de tout cela, c’est votre chien.

Evidemment, parfois vous n’avez pas le temps. Pas le temps de jouer, pas le temps de vous poser à ses côtés, pas le temps de le caresser. Parfois vous n’en avez tout simplement pas l’envie. Parce que vous êtes fatiguée, parce que vous avez des soucis, parce que votre esprit est ailleurs. Même cela, cette boule de poils est capable de le comprendre et se couche alors à vos pieds en vous regardant du coin de l’œil au cas où … Au cas où soudain vous changeriez d’avis ! Et c’est ce qui arrive le plus souvent car comment résister à ces yeux plein d’attentes qui ne regardent que vous ?
Cette relation est une relation unique, basée sur le don permanent et réciproque d’attentions et d’affection. Et c’est ce qui en fait un réconfort et un vrai bonheur de chaque jour.

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Une Bonne Mère

« Suis-je une bonne mère ? » Je ne connais pas une seule femme qui ne se soit pas posé au moins une fois la question en observant sa progéniture.

Leur ai-je consacré assez de temps ? Ai-je été suffisamment disponible ? Leur ai-je montré assez d’amour ? Leur ai-je donné toutes les armes nécessaires pour affronter leur vie et être heureux ? Ces questions ainsi que mille et une autres viennent alors réveiller ce sentiment latent et sournois de culpabilité que l’on essaye pourtant de contenir au plus profond de soi …

Et bien non ! Ce sentiment de culpabilité n’est pas légitime. Il pourrait l’être s’il existait une recette pour « être une bonne mère » que l’on n’aurait pas voulu suivre. Ou s’il existait une référence absolue de « la bonne mère » que l’on n’aurait décidé de ne pas écouter.

La réalité est que, en tant que mère, on fait ce que l’on peut avec qui l’on est : son histoire personnelle, son expérience, ses traumatismes, sa personnalité et surtout ses propres choix de vie !

En tant que mère, parce que l’on travaille, on pense ne pas toujours consacrer suffisamment de temps à ses enfants. Mais cet amour inconditionnel entre une mère et son enfant ne se mesure pas en temps. Avant tout, il se ressent. Il se ressent à travers chaque acte de chaque moment. Et c’est lui qui va donner à l’enfant toute son estime de soi et sa force pour affronter sa vie à venir.

En tant que mère, on est parfois injuste, d’autre fois maladroite, on fait des erreurs. Mais n’est-ce pas aussi le moyen d’apprendre au plus tôt aux enfants à se confronter à ce qu’est aussi l’extérieur du cocon familial : imparfait …

Finalement, une bonne mère, n’est-ce pas avant tout une mère épanouie dans les différentes sphères de sa vie, grâce aux choix qu’elle a fait ? N’est-ce pas cette « exemplarité » qui va devenir un fil directeur essentiel autour duquel l’enfant va se construire et construire son propre avenir ?

« Ne me demandez pas à quoi ressemblait ma mère : peut-on décrire le soleil ? De maman venaient de la chaleur, de la force, de la joie. Je me souviens de ses effets plus que de ses traits. Auprès d’elle je riais, et jamais rien de grave ne pouvait m’arriver. »

L’Enfant de Noé de Eric-Emmanuel Schmitt Eric-Emmanuel Schmitt

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« Ce qui ne tue pas rend plus fort »

Je ne suis pas particulièrement une adepte des citations et autres phrases toutes faites. Cependant celle-ci a pour moi une résonnance toute particulière.

De quoi parle-t-on ?

De la maladie à laquelle on survit, de la perte d’un être cher sans lequel on doit continuer à vivre, mais aussi de toutes ces cassures qui peuvent survenir au cours d’une vie et qui font que celle-ci ne sera plus jamais tout à fait la même …

En quoi tous ces drames peuvent-ils nous rendre plus fort ? Parce qu’ils nous bousculent, parce qu’ils remettent à-plat tout l’équilibre psychologique, social, émotionnel que chacun d’entre nous avions petit-à-petit construit, parce qu’ils nous obligent à puiser aux tréfonds de nous-même une force dont nous ignorions jusqu’alors l’existence. Cette force, que l’on peut peut-être appeler force de survie, va permettre de continuer à vivre l’après.  Mais plus encore, la prise de conscience de cette force va petit-à-petit modifier notre propre perception de qui l’on est et par là même aussi nos choix, nos priorités, nos relations à l’Autre, et finalement probablement notre vie.

Imaginons un individu se promenant et qui tout à coup se retrouve seul, à mains nues, face à un monstre. Imaginons que, après être resté pétrifié par la peur, après avoir pensé se laisser abattre par le monstre, l’individu décide de faire face et trouve en lui le courage et la force pour terrasser le monstre. Il est évident que par la suite cet individu ne sera plus tout à fait le même. Il aura pris conscience de sa force et de sa capacité à s’en servir, il aura mémorisé cette victoire, il aura gagné de la confiance en lui, et reprendra son chemin différemment : plus sûr de lui,  davantage prêt à prendre des risques, allant plus directement à l’essentiel …

La vie nous malmène souvent, nous obligeant à devenir des combattants. Mais ce faisant, elle nous force aussi à apprendre sur nous-même et à nous surpasser.

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Un trait d’union plein d’espoirs

Je me souviens avoir eu les larmes aux yeux, il y a une dizaine d’années, devant un reportage sur une maison de retraite d’un genre nouveau car associée à une crèche.

Quoi de plus merveilleux que de voir un petit enfant et une vieille dame ou un vieux monsieur vivre un moment de complicité autour d’un dessin, d’une poterie ou tout simplement d’un jeu ?

Quel transfert incroyable de richesses entre ces deux êtres, aux extrémités de la vie et qui ont pourtant tant de choses à s’apporter : l’expérience et la disponibilité pour l’un, la gaité et l’insouciance pour l’autre …

Depuis quelques années, on assiste en France à l’éclosion de ce type de maisons de retraite. Il en existe aujourd’hui une vingtaine. Ceci est pour moi un vrai message d’espoir.

L’espoir que le fossé entre les générations diminue. L’espoir que la solitude physique et affective de beaucoup de personnes âgées puisse se transformer en moments de partage avec des petits qui ne demandent qu’attention et disponibilité.

L’espoir que ces femmes et ces hommes qui ont eu souvent des vies si riches puissent à nouveau se sentir utiles et par là-même vivants !

L’espoir que les nouvelles générations acquièrent le respect de l’autre et en particulier de « l’ancien ».

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Être connecté sans se déconnecter …

Jamais il n’a été aussi facile de rentrer ou rester en contact avec ses connaissances ou ses amis, à tout moment, où que l’on soit et où qu’ils soient. On peut instantanément tout partager : Ses humeurs, ses avis, ses coups de cœurs, ses pensées, ses photos … Quelle liberté ! Quelle formidable opportunité pour toujours rester en connexion avec l’Autre !

Et pourtant, paradoxalement, jamais l’isolement de l’individu ne s’est fait à mon sens autant sentir.

Prenez un dîner en tête à tête au restaurant. Qui n’a pas été tenté de partager sur facebook un commentaire sur l’endroit où il se trouve, un descriptif du menu qu’il a choisi, une photo de son assiette … Evidemment, on reçoit en direct des notifications sur ce que l’on a posté. Notifications que l’on ne peut résister à consulter parce qu’elles nous donnent le sentiment d’être important, d’être écouté… … peut-être aussi d’être aimé. Mais pendant tout ce temps passé à communiquer avec les autres, on en oublie de communiquer avec l’Autre, celui qui est là, bien en face de vous …

Prenez un voyage en train. Qui n’a pas commencé à discuter avec son voisin ou sa voisine, de tout, de rien …  Aujourd’hui lorsque vous vous installez dans un compartiment, vous ne pouvez plus avoir l’écoute de la moindre oreille car elle systématiquement, ou presque, recouverte d’un casque et vous ne pouvez plus capter le moindre regard car celui-ci est rivé sur un smartphone sur lequel les doigts s’agitent fébrilement. Le compartiment est plein … …mais d’absents.

Alors oui, soyons connectés ! Mais sans se déconnecter de ceux qui sont bien là, juste en face de soi ….

 

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Vous avez dit 50 ?

Un beau matin, cachés parmi le courrier habituel, vous trouvez une lettre de la sécurité sociale vous incitant à effectuer un dépistage du cancer colorectal et une lettre des assurances obsèques. L’espace d’une seconde vous vous dites que c’est une erreur…  Mais non ! C’est bien votre nom en haut du courrier … Vous venez d’avoir 50 ans et vous êtes entrée, sans le savoir, dans la base de données des séniors.

Renseigner sa date de naissance sur internet est très courant et bien anodin et pourtant ! Chaque fois que vous faites défiler le menu déroulant, vous vous rendez compte que votre année de naissance est vraiment, vraiment, très loin …

Depuis quelque temps, votre corps a lui aussi décidé de vous faire quelques remarques désobligeantes. Prenez vos yeux par exemple. Vous ne portiez pas de lunettes ? Et bien dorénavant, vous faites inexorablement partie du club de ceux qui en portent et qui passent leur temps à les chercher, même si elles sont sagement posées sur leur tête, dès qu’on leur montre inopinément une photo ou un texte à lire !

Ne parlons pas du maquillage qui devient juste la quadrature du cercle : sans lunettes vous ne voyez pas ce que vous faites et avec vos lunettes, évidemment, vous ne pouvez pas vous maquiller … Vive les miroirs grossissants qui, certes, vous facilitent le maquillage mais qui, sournoisement et méchamment, vous font ressortir toutes ces petites rides dont vous ignoriez jusque-là l’existence !

Et bien malgré tout cela, au fond de vous, vous ne vous êtes jamais sentie aussi bien : vous avez acquis une maturité reposante dans votre activité professionnelle ; vos enfants, même s’ils sont des Tanguy, commencent à voler de leurs propres ailes et vous vous sentez maître de votre vie et de vos envies …

Et cela, c’est la réalité, votre réalité, la seule qui compte vraiment. C’est cette réalité que vous devez protéger coûte que coûte de tous ces petits troubles fête extérieurs !

Vous avez 50 ans ?

Comme le disait Picasso « On met longtemps à devenir jeune » …