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janvier 2017

Le Clin d'Oeil de Sophie

Une Bonne Mère

« Suis-je une bonne mère ? » Je ne connais pas une seule femme qui ne se soit pas posé au moins une fois la question en observant sa progéniture.

Leur ai-je consacré assez de temps ? Ai-je été suffisamment disponible ? Leur ai-je montré assez d’amour ? Leur ai-je donné toutes les armes nécessaires pour affronter leur vie et être heureux ? Ces questions ainsi que mille et une autres viennent alors réveiller ce sentiment latent et sournois de culpabilité que l’on essaye pourtant de contenir au plus profond de soi …

Et bien non ! Ce sentiment de culpabilité n’est pas légitime. Il pourrait l’être s’il existait une recette pour « être une bonne mère » que l’on n’aurait pas voulu suivre. Ou s’il existait une référence absolue de « la bonne mère » que l’on n’aurait décidé de ne pas écouter.

La réalité est que, en tant que mère, on fait ce que l’on peut avec qui l’on est : son histoire personnelle, son expérience, ses traumatismes, sa personnalité et surtout ses propres choix de vie !

En tant que mère, parce que l’on travaille, on pense ne pas toujours consacrer suffisamment de temps à ses enfants. Mais cet amour inconditionnel entre une mère et son enfant ne se mesure pas en temps. Avant tout, il se ressent. Il se ressent à travers chaque acte de chaque moment. Et c’est lui qui va donner à l’enfant toute son estime de soi et sa force pour affronter sa vie à venir.

En tant que mère, on est parfois injuste, d’autre fois maladroite, on fait des erreurs. Mais n’est-ce pas aussi le moyen d’apprendre au plus tôt aux enfants à se confronter à ce qu’est aussi l’extérieur du cocon familial : imparfait …

Finalement, une bonne mère, n’est-ce pas avant tout une mère épanouie dans les différentes sphères de sa vie, grâce aux choix qu’elle a fait ? N’est-ce pas cette « exemplarité » qui va devenir un fil directeur essentiel autour duquel l’enfant va se construire et construire son propre avenir ?

« Ne me demandez pas à quoi ressemblait ma mère : peut-on décrire le soleil ? De maman venaient de la chaleur, de la force, de la joie. Je me souviens de ses effets plus que de ses traits. Auprès d’elle je riais, et jamais rien de grave ne pouvait m’arriver. »

L’Enfant de Noé de Eric-Emmanuel Schmitt Eric-Emmanuel Schmitt